Artistiquement eux

Lundi 20 février 2012 1 20 /02 /Fév /2012 19:32

Salut mes gens ! J’espère que tu vas bien en ce début de semaine ? Bah oui, comme tu dis, rien de bien neuf sous ce soleil d’hiver ! On nous a gavés avec les même sujets que l’on reprend sous toutes les coutures. La politique dégouline de partout sur fond de Whitney Houston dans une chambre du Carlton. Oui, c’est un raccourci tellement rapide que je prends le risque que tu vois une suite de luxe avec un meeting politique « particulier » où les haut-parleurs diffusent I will always love you. Tant pis, je le prends, il doit s’en passer tellement de drôle là-dedans ! Puis, j’ai un sujet plus important. Alors, hop, on oublie tout cela ! Ce n’est pas une semaine comme les autres, car elle va laisser une empreinte indélébile dans la vie d’un jeune homme. C’est son histoire que je vais te conter aujourd’hui…


Retiens bien son nom, il s’appelle Samir Arab ! Pour éviter de faire compliquer dans un monde qui l’est bien assez, son spectacle s’appelle Samir Arab… comme son nom l’indique. Tu vois, à moins d’avoir des courants d’air dans le grenier, difficile de ne pas le retenir ! Attention, il ne faut pas te fier à l’autodérision et uniquement à cela ! Certes, elle est bien présente dans son One Man Show, savant mélange de Stand-up et de personnages, mais elle n’est pas une finalité, juste le moyen de se présenter au public. Ce jeune humoriste roubaisien rit lui-même des clichés qu’il a subi, de ce que l’on pourrait classer sous la rubrique « bêtise des hommes. » Après tout, quand on est d’origine maghrébine, kabyle pour être précis, ce n’est pas spécialement plus drôle de s’appeler Arab qu’un homme obèse, Legros ou un petit, Courtecuisse. Le comique à ses dépens devrait s’arrêter là !

 

C’est quand même évident qu’il n’est pas Suédois et encore, voilà bien un cliché sorti tout droit d’un froid nordique, celui du blond aux yeux bleus. Samir Arab a le regard noir et pétillant de ses origines. Il n’en a pas moins des gènes bien plus surprenants qui ont pris le contrôle de son comportement. Ne pense pas à un autre cliché, celui d’une petite frappe de banlieue, les gènes dont je te parle sont ceux de l’humour et du savoir faire rire ! Il n’en demeure pas moins que, du haut de ses 26 ans, ce fils de couturière et de cafetier, aîné d’une fratrie de trois enfants, a un parcours très riche. A 17 ans, Bac L en poche, il part à l’université de Lille III pour des lettres modernes avec mention communication. Parallèlement, il suit des cours de théâtre au conservatoire de Roubaix, jusqu’au jour où il décide d’intégrer les cours Florent à Paris, mondialement célèbres, dont il sort diplômé en juin 2011.

 

Malgré un emploi du temps déjà bien chargé, Samir Arab est aussi un grand sportif. Après voir tâté dans sa jeune vie du judo et du karaté où il s’est arrêté à la ceinture verte par conviction écologique, comme il s’amuse à le dire, son passage universitaire le fait lorgner vers le culturisme. Je ne vais pas paraphraser une maxime bien connue des Juvénal, mais il cultive tout sainement, son esprit et son corps ! Passer du tatami au tapis de danse d’une scène, il n’y a une constante, non ? Même si cela passe par un seul en scène particulier, car quand Samir fait quelque chose, il n’est pas de la trempe de ceux qui le font à moitié. Il a mis un doigt dans le culturisme et c’est son corps entier qui y est passé ! Et ça se voit ! Oops, pardon, je m’égare ! C’est un athlète et il va jusqu’aux championnats de Paris en 2009 ! Toutefois, ce n’est pas le fait de se retrouver en slip, sur scène, en faisant des poses de culturiste, qui lui a donné l’envie de faire un One man Show...

 

C’est aux cours Florent que lui vient l’idée de ce spectacle qu’il va présenter pour la première fois mercredi 22 février à 21h, au Spotlight à Lille (ici). Il est construit à son image, la trame est la vie d’un jeune homme qui rêve de devenir acteur et qui se bat contre les clichés que l’on a tous. Cela commence quand il est gamin à l’école, cela continue quand il est le seul à ne pas pouvoir rentrer dans une boîte de nuit et qu’il ne comprend pas pourquoi, sur le coup, qu’il s’agit d’un délit de faciès. C’est même au sein de la famille, quand il annonce à son père qu’il veux devenir acteur. Bah, oui, c’est bien connu, ce n’est pas un vrai métier ! D’autant que ses premiers rôles à la télé et au cinéma l’enferme dans les clichés qu’il veut dénoncer. Il joue les loubards de banlieue, le jeune beur du quartier alors que, parallèlement, aux cours Florent, il déclame Shakespeare et les grands classiques !

 

Toutefois, après deux téléfilms, jouer dans Un conte de Noël d’Arnaud Despléchin ou Dernier Gang d’Ariel Zeitoun, ce n’est pas rien pour ce roubaisien qui a intégré la troupe de théâtre des douze pieds, qui a fait aussi une apparition dans un clip de Kamini et une pub pour Transpole. S’il fallait décrire Samir en quelques mots, c’est son optimisme à toute épreuve, son ambition débordante et sa soif de créer, de faire des choses hors des sentiers battus qui lui collent le mieux à la peau ! C’est un passionné de cinéma, de Brassens dont il connaît le répertoire qu’il reprend en s’accompagnant à la guitare. Il n’oublie pas ses origines pour reprendre également les chansons traditionnelles kabyles. C’est un grand lecteur aussi qui dévore du classique à la poésie.

 

Oui, Samir Arab est un sentimental, une âme d’une grande sensibilité. J’en ai pour preuve l’annonce qu’on lui a faite pendant l’interview, quand il a appris que les réservations allaient bon train et qu’il y avait déjà trois quarts des places vendues. Dans ses yeux, comment t’expliquer… Des étoiles, des larmes, l’émerveillement d’un enfant qui voit son rêve prendre forme. Je garde le reste pour moi, c’est un moment privilégié que je partage avec lui. Alors, comme c’est dit : « Aller voir sa mère, c’est bien ; aller voir Samir, c’est mieux ! » D’autant que tu peux faire les deux dans la même journée, j’ajouterais ! J’espère qu’on s’y rencontrera pour passer un grand moment de rire ensemble. Samir Arab… comme son nom l’indique c’est mercredi 22 à 21h, au Spotlight à Lille, mais ce que son nom n’indique pas, c’est qu’il n’en est qu’au début d’une grande aventure !

 


 

ch'ti indchous

 

Samir Arab, ch'que sin nom i n'indiqu'te pon.


Chalut mes gins ! j’espèr’te qu’te vas bin in ch’début de s’maine ? Bah ouais, com’ te dis, rin d’bin neuf chous ch’solel d’hiver ! In nous a gavés aveuc ches même sujets qu’in arprend chous toutes ches coutures. L’politique alle dégouline d’partout chu fond d’Whitney Houston dins eune champe d’euch Carlton. Ouais, ch’est un raccourci tell’mint rapite que j’prinds l’risque qu’te vos eune suite d’luxe aveuc un meeting politique « particulier » d’ù qu’ches haut-parleurs is diffus’tent I will always love you. Tint pis, j’eul prinds, i dot ch’in passer tell’mint d’drôl’te lad’dins ! Pis, j’ai un sujet pus importint. Alors, hop, in oublie tout cha ! Cha n’est pon eune s’maine com’ ches autes, car alle va laisser eune impreinte indélébile dins l’vie d’un jeune homme. Ch’est sin histoire que j’vais t’conter asteur…

 

Artiens bin sin nom, i ch’appell’te Samir Arab ! Pour éviter d’faire compliquer dins un monte qui l’est bin assez, sin spectaque ch’appell’te Samir Arab… comme son nom l’indique. Te vos, à moins d’avoir des courints d’air dins ch’grenier, diffichile de n’pon l'artenir ! Attintion, i n’faut pon t’fier à l’autodérision et uniqu’mint à cha ! Chertes, alle est bin présinte dins sin One Man Show, savint mélinche d’Stand-up et d’personnaches, mais alle n’est pon eune finalité, juss’ l’moïen d’euch présinter à sin public. Ch’jeune humoriste roubaisien i rit li-même d’ches clichés qu’i a subi, d’euch qu’in pourrot classer chous l’rubrique « bêtisse d’ches hommes. » Après tout, quind in est d’origine maghrébine, kabyle pour ête préchis, cha n’est pon spéchial’mint pus drôl’te ch’appeler Arab qu’un homme obèse, Legros ou un tiot, Courtecuisse. Ch’comique à ses dépens i d’vrot ch’arrêter lal !

 

Ch’est quind même évidint qu’i n’est pon Suédois et cor’, v’là bin un cliché sorti tout drot d’un frod nordique, ch’ti d’euch blond aux zis bleus. Samir Arab i a l’argard noir’te et pétillint d’ches origines. I n’in a pon moins des gènes bin pus surprenints qui ontent pris l’contrôle d'sin comportemint. N’pinse pon à un aute cliché, ch’ti d’eune tiote frappe d’binlieue, ches gènes dont j’te parl’te is sontent ceusses d’l’humour et du savoir faire rire ! I n’in demeur’te pon moins que, du haut d’ches 26 ins, ch’fils d’couturière et d’cafetier, aîné d’eune fratrie d’tros infints, i a un parcours très riche. A 17 ins, Bac L in poque, i part à l’université de Lille III pour des lettres modernes aveuc mention communication. Parallèl’mint, i suit des cours d’théâte à ch’conservatoire d’Roubaix, jusqu’au jour d’ù qu’i déchide d’intégrer ches cours Florent à Paris, mondial’mint célèpes, dont i sort diplômé in juin 2011.

 

Malgré un implo d’euch timps déjà bin chargé, Samir Arab i est auchi un grind sportif. Après voir tâté dins ch’jeune vie du judo et du karaté d’ù qu’i ch’est arrêté à l’ceinture verte par conviction écologique, com’ i s’amus’te à l’dir’te, sin passage universitaire i l’fait lorgner vers l’culturisme. J’eun vais pon paraphraser eune maxime bin connue d’ches Juvénal, mais i cultive tout sain’mint, sin esprit et sin corps ! Passer du tatami à ch’tapis d’dinche d’eune scène, i n’y a eune constinte, nin ? Même chi cha pass’te par un seul in scène particulier, car quind Samir i fait qué cosse, i n’est pon d’eul trimpe d’ceusses qui l’fontent à motié. I a mis un dogt dins l’culturisme et ch’est sin corps intier qui y est passé ! Et cha ch’vot ! Oops, pardon, j’m’égare ! Ch’est un athlète et i va jusqu’à ches championnats d’Paris in 2009 ! Toutefos, cha n’est pon l’fait de ch’artreuver in slip, chu scène, in faisint des posses d’culturiste, qui li a donné l’invie d’faire un One man Show...

 

Ch’est à ches cours Florent qu’li vient l’idée d’che spectaque qu’i va présinter pour l’première fos mercredi 22 février à 21h, au Spotlight à Lille (ichi). I est construit à son imache, l’trame alle est l’vie d’un jeune homme qui rêv’te de dev’nir acteur et qui ch’bat conte ches clichés qu’in a tertous. Cha comminche quind i est gamin à l’école, cha continue quind i est l’seu à n’pon pouvoir rintrer dins eune boîte d’nuit et qu’i n’comprend pon pourquo, chu l’coup, qu’i s’agit d’un délit d’faciès. Ch’est même à ch’sein d’eul famile, quind i annonche à sin père qu’i veux devenir acteur. Bah, ouais, ch’est bin connu, cha n’est pon un vrai métier ! D’autint qu’ches premiers rôles à l’télé et au cinéma l’inferme dins ches clichés qu’i veut dénoncher. I joue ches loubards d’banlieue, l’jeune beur d’euch quartier alors que, parallèl’mint, à ches cours Florent, i déclame Shakespeare et ches grinds classiques !

 

Toutefos, après deux téléfilms, jouer dins Un conte de Noël d’Arnaud Despléchin ou Dernier Gang d’Ariel Zeitoun, cha n’est pon rin pour ch’roubaisien qui a intégré l’troupe d’théâte d’ches douze pids, qui a fait auchi eune apparition dins un clip d’Kamini et eune pub pour Transpole. Ch’i fallot décrir’te Samir in quéques miots, ch’est sin optimisme à toute épreufe, s’n’imbition débordinte et ch’soif d’créer, d’faire des cosses hors d’ches sintiers battus qui li coll’tent l’miux à l’pieau ! Ch’est un passionné d’euch cinéma, d’Brassens dont i connot l’répertoire qu’i arprind in ch’accompagnint à l’guitare. I n’oublie pon ches origines pour arprinde égal’mint ches canchons traditionnelles kabyles. Ch’est un grind lecteur auchi qui dévor’te d’euch classique à l’poésie.

 

Ouais, Samir Arab i est un sintimintal, eune âme d’eune grinde sinsibilité. J’in ai pour preufe l’annonche qu’in li a faite pindint l’interview, quind i a appris qu’ches réservations alles allotent bion train et qu’i y avot déjà tros quarts d’ches places vindues. Dins ches zis, commint t’espliquer… Des étoiles, des larmes, l’émerveill’mint d’un infint qui vot sin rêfe prinde forme. J’gard'te l’ress’ pour mi, ch’est un momint privilégié que j’partache aveuc li. Alors, com’ ch’est dit : « Aller vir ch’mère, ch’est bin ; aller vir Samir, ch’est miux ! » D’autint qu’te peux faire ches deux dins l’même journée, j’ajouteros ! J’espèr’te qu’in ch’y rincontrera pour passer un grind momint d’rir’te insimpe. Samir Arab… comme son nom l’indique ch’est mercredi 22 à 21h, au Spotlight à Lille, mais ch’que sin nom n’indiqu’te pon, ch’est qu’i n’in est qu’à ch’début d’eune grinte avinture ! 

 

 

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Album photo "pré-spectacle" sur Facebook !

Par Marie Toutoule - Publié dans : Artistiquement eux - Communauté : objectif Nord
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