Aventures romancées

Vendredi 30 décembre 2011 5 30 /12 /Déc /2011 22:26

Salut mes gens ! Ca y est, c’est le grand décompte qui va nous emmener jusqu’en 2012 ! Tu ne peux pas savoir comme ça m’a perturbée d’avoir eu une bonne idée pour ce réveillon avec mon loulou et de m’apercevoir que ce n’était pas seulement un dîner aux chandelles qui m’attendait, mais que j’allais certainement finir en sandwich, pour ne pas dire sur un canapé. Tu peux relire mon aventure dans le précédent article ici. Du coup, j’étais prête à faire ça en petit comité, sortir les petits plats pour les mettre dans les grands. Mettre les roteuses au frigo. Faire le plein de cotillons, de chapeaux pointus, de sarbacanes et de boules en papier. Faire les fonds de tiroir pour retrouver quelques bonnes compils avec les tubes qui nous font toujours faire la fête. Bref, un kit complet du parfait fêtard de la saint Sylvestre. J’étais prête à aller me coucher quand je suis tombée sur un article qui parlait d’Yvette Horner…

 

Ce n’est pas que je suis fan. Puis, elle me fait plutôt penser au 14 juillet qu’au 31 décembre, mais un petit coup d’accordéon, c’est joyeux aussi. Rien de telle qu’une java pour la faire ! Je pensais qu’on allait parler d’un nouveau cédé qu’elle sortait, mais il ne s’agissait pas de ça. Me Collard avait envoyé un appel à la radio comme quoi il avait perdu son numéro. Il pensait qu’elle serait une bonne recrue pour le Front National. Il brossait dure dans le sens du poil, pas facile vu sa crinière frisée, en disant qu’il l’adorait, qu’elle était tellement patriote avec sa pièce bleu blanc rouge chez elle. En tout cas, Yvette va lui mettre une quatrième couleur à son arc-en-ciel, puisqu’il doit être vert aujourd’hui, elle a envoyé balader la proposition par Facebook interposé. Hé oui ! Moderne la mamie de tous les accordéonistes ! Tu peux voir ce qu’elle a écrit dans France Soircar c’est là-dessus que je suis allée me coucher et cela a bouleversé ma nuit. Pour finir, je ne faisais pas réveillon à la maison, j’avais trouvé un cabaret sympa…

 

Après avoir bien mangé, le spectacle pouvait commencer. D’ailleurs, la salle fut plongée dans le noir et on ne vit qu’un rond de lumière apparaître sur scène, aussitôt suivi par un mec habillé en pingouin comme la moitié des mecs dans le public. Bah, c’était quand même sélect et c’est bien le seul jour de l’année où certains pouvaient oublier t-shirt et jean. Il nous la faisait grand cabaret international « Mesdames et messieurs, les 10 ans d'Jean-Clément, dames ou d'hareng », tandis qu’il annonçait le premier numéro. Ce n’était pas original, mais c’était toujours féerique de voir ces transformistes imiter la gestuelle des vedettes. Les paillettes et l’imagination faisaient le reste. Puis, le public pouvait reprendre en chœur car tout le monde connaissait ces chansons. Une bonne ambiance qui faisait que l’on ne voyait pas le temps passer ! Du moins, il passait vraiment trop vite car le pingouin ne tardait pas à nous présenter les derniers numéros qui allaient nous laisser un souvenir indélébile. Ah, j’avais l’eau à la bouche, alors que j’étais en train d’avaler une gorgée de champagne !

 

Avec ce décor, on avait l’impression d’être au Moulin Rouge, un grand escalier prenait toute la place. Quelques boys étaient disposés à égale distance de marches sur la droite et la gauche, tandis qu’une musique démarrait. Tiens, c’était une chanson que je connaissais bien, Dalida Comme disait Mistinguett. Je n’arrivais pas encore à voir le visage de l’artiste qui commençait à descendre sur le play-back, mais ce n’était pas les paroles d’origines, même pas la voix de Dalida, j’en étais sûre ! « C’est vrai que je sens le Maroilles et que tout’l’monde détalle. C’est vrai, c’est vrai. C’est vrai que je m’appelle Martine et j’suis née à Paris. C’est vrai, c’est vrai. Mais j’visais l’Elysée pour 2012 et maintenant c’est plus qu’jamais la loose. Comme l’a pas dit la Mistinguett, c’est lui qui m’a raflé l’vedette, l’espèce de mimolette. Comme l’a pas dit la Mistinguett, c’est lui qui m’a raflé l’vedette, l’espèce de mimolette. » Je n’en croyais pas mes yeux, mais c’est vrai qu’il était peut-être temps de penser à la reconversion et c’était une bonne idée. Meneuse de revue après avoir été dompteuse, on restait dans le spectacle après tout !

 

Ah, bah, ça, il fallait s’y attendre ! Voilà l’autre qui débarque affublée de sa perruque bleu blanc rouge et son accordéon. Cela ne m’étonnait pas. Mais je rêve ! En même temps, c’était un peu vrai, je te le rappelle. Elle est passée par le chirurgien esthétique, on dirait qu’elle a perdu trente ans. Ah, bah, non, j’aurais dû m’en douter. Il faut bien qu’elle s’y mettre, à l’accordéon. C’est Marine en personne, comme elle ne peut pas compter sur Yvette, elle va sonoriser elle-même ses discours de campagne et repense aussi à sa reconversion ! Et nous voilà partis dans un pot pourri des plus grands airs. Le dénicheur, forcément, elle doit trouver 500 signatures et ce n’est toujours pas gagné. Ca gaze, mais je ne préférais pas penser ce qu’elle rêvait de gazer. Le beau Danube bleu par évidence, l’effet Autriche à l’extrême droite, ça lui a laissé des séquelles. Seulement il n’est pu bleu ton Danube, même pas marine ! Quand tu n’es plus là, il fallait bien qu’elle ait une pensée pour son père qui a pris sa retraite. Enfin, c’était des morceaux choisis et il ne fallait pas m’attendre à la suceuse de Chupa Chup qui pourra toujours être repris par Rachida si elle se met à l’accordéon. Quoique, les bretelles, elle connaît, mais pour son inflation il faut les enlever. Puis, c’est sûr, si elle se met à un instrument, elle, ce sera le pipeau !

 

Cela allait à deux cents à l’heure mais voilà l’homme en noir et blanc qui annonçait déjà le dernier numéro. Il n’avait pas fait carrière à Las Vegas, le dernier artiste en lice, mais il nous annonçait qu’il avait fait le show quand même aux Etats-Unis. Un nom de scène qui en disait long, Dodo la tête chercheuse. Tout un programme et, avant même de découvrir qui avait signé sa reconversion dans le spectacle, il m’était facile de deviner. On allait avoir le droit à « j’ai la quéquette qui colle, j’ai les bonbons qui font des bonds. » Déjà, cela fait rigoler à coup sûr mais, dans son cas, ce doit être vrai, car il a dû la mettre au vert depuis un certain temps. Bon, sur le personnage je ne m’étais pas trompé, c’était bien lui, Dominique. Par contre, je n’avais pas prévu qu’il allait reprendre une chanson de Patrick Sébastien. Et pourtant, si l’on se souvient de son interview avec Claire Chazal, ça apparaît comme une évidence. Bah, oui, on y a eu le droit : « Et on fait tourner les rapports. Ca permet d’reprendre le passeport. On file vite à l’aéroport, j’adore, j’adore. Paris voilà mon corps… »

 

Bon, j’aurais dû te prévenir que c’est souvent n’importe quoi quand je pars dans un rêve ! Que veux-tu, j’ai inventé le Pôle emploi pour politique en mal de poste. Puis, c’est comme le chômage, on m’annonce des nouveaux candidats dans peu. Bon, j’ai encore une place pour faire Shirley et Dino ! C’est grave docteur ? Il vaut mieux ça que n’avoir pas toutes ses frites dans le même cornet ou d’être une personne aigrie qui passe son temps à essayer de détruite par jalousie, cupidité et certainement des péchés capitaux qu’on n’a même pas encore inventés. T’inquiètes, j’ai trouvé mon endroit pour faire la fête et ce sera avec plein d’amis, dont mes copains humoristes, Steeven et Christopher. Je leur fais aussi des gros bécots, c’est leur anniversaire. On va bien rigoler et ça n’a pas de prix ! Toujours est-il qu’il est temps que je te rende ta liberté pour que tu finisses de te mettre en condition pour faire la fête. Bonne fin et à l’année prochaine !

 

 

ch'ti indchous

 

Rêfe d'cabaret

 

Chalut mes gins ! Cha y est, ch’est ch’grind décompte qui va nous immener jusqu’in 2012 ! Te n’peux pon savoir com’ cha m’a perturbée d’avoir eu eune bionne idée pour ch’réveillon aveuc min loulou et d’m’aperchevoir qu’cha n’étot pon seul’mint un dîner aux candelles qui m’attindot, mais qu’j’allos chertain’mint finir in sindouiche, pour n’pon dir’te chu un canapé. Te peux arlire min avinture dins ch’préchédint artique ichi. Du cop, j’étos prête à faire cha in tiot comité, sortir ches tiots plats pour les mette dins ches grinds. Mette ches roteusses au frigo. Faire l’plein d’cotillons, d’capieaux pointus, d’sarbacanes et d’boules in papie. Faire ches fonds d’tiroir pour artreuver quéques bionnes compils aveuc ches tubes qui nous fontent toudis faire l’fiête. Bref, un kit complet d’euch parfait fêtard d’eul saint Sylvestre. J’étos prête à aller m’couquer quind j’sus quée chu un artique qui parlot d’Yvette Horner…

 

Cha n’est pon que j’sus fan. Pis, alle m’fait plutôt pinser à ch’14 juillet qu’à ch’31 décimpe, mais un tiot coup d’accordéon, ch’est joïeux auchi. Rin d’telle qu’eune java pour la faire ! J’pinsos qu’in allot parler d’un nouvieau cédé qu’alle sortot, mais i n’s’agissot pon d’cha. Me Collard i avot invoyé un appel à l’radio com’ quo i avot perdu sin numéro. I pinsot qu’alle s’rot eune bionne arcrue pour ch’Front National. I brossot dur’te dins l’sins d’euch poil, pon fachile vu ch’crinière frisée, in disint qu’i l’adorot, qu’alle étot tell’mint patriote aveuc ch’pièce bleu blanc rouche chez alle. In tout cas, Yvette alle va li mette eune quatrième couleur à sin arc-in-ciel, puisqu’i dot ête vert asteur, alle a invoyé balader l’proposition par Facebook interposé. Hé ouais ! Modern’te l’mamie d’tous ches accordéoneux ! Te peux vir ch’qu’alle a écrit dins France Soircar ch’est lad-chus que j’sus allée m’couquer et cha a boul’verché m’nuit. Pour finir, j’eun f’sos pon réveillon à l’baraque, j’avais treuvé un cabaret sympa…

Après avoir bin mingé, ch’spectaque i pouvot commincher. D’ailleurs, l’salle alle fut plongée dins l’noir’te et in n’vit qu’un rond d’leumière apparaîte chu scène, auchitôt suivi par un mec harnaiqué in pingouin com’ l’motié d’ches mecs dins l’public. Bah, ch’étot quind même sélect et ch’est bin l’seu jour d’l’année d’ù qu’chertains is pouvotent oublier t-shirt et jean. I nous la f’sot grind cabaret international « Mesdames et messieurs, les 10 ans d'Jean-Clément, dames ou d'hareng », tindis qu’i annonchot ch’premier numéro. Cha n’étot pon original, mais ch’étot toudis féerique d’vir ches transformistes imiter l’gestuelle d’ches vedettes. Ches paillettes et l’imagination alles f’sotent l’ress’. Pis, ch’public i pouvot arprinde in chœur car tertous i connaissot ches canchons. Eune bionne imbianche qui f’sot qu’in n’voyot pon ch’timps passer ! Du moins, i passot vraimint trop vit’ car l’pingouin i n’tardot pon à nous présinter ches derniers numéros qui allotent nous laisser un souv’nir indélébile. Ah, j’avos l’ieau à l’bouque, alors qu’j’étos in train d’avaler eune gorgée d’champagne !

Aveuc ch’décor, in avot l’impression d’ête au Moulin Rouche, un grind escalier i prenot toute l’plache. Quéques boys is étotent disposés à égal distinche d’marches chu l’drote et l’gauche, tindis qu’eune musique alle démarrot. Tiens, ch’étot eune canchon que j’connaissos bin, Dalida Comme disot Mistinguett. Je n’arrivos pon cor’ à vir l’visache d’l’artiste qui comminchot à déchinde chu l’play-back, mais cha n’étot pon ches paroles d’origines, même pon l’vox d’Dalida, j’in étos sûr’te ! « Ch’est vrai que je sins che Maroilles et que tertous détalle. Ch’est vrai, ch’est vrai. Ch’est vrai que je m’appell’te Martine et j’sus née à Paris. Ch’est vrai, ch’est vrai. Mais j’visos l’Elysée pour 2012 et asteur ch’est pus que jamais la loose. Com’ l’a pon dit la Mistinguett, ch’est li qui m’a raflé l’vedette, l’espèce de mimolette. Com’ l’a pon dit la Mistinguett, ch’est li qui m’a raflé l’vedette, l’espèce de mimolette. » J’n’in croyos pon mes zis, mais ch’est vrai qu’i étot peut-ête timps d’pinser à l’arconversion et ch’étot eune bionne idée. Meneusse d’arvue après avoir été dompteusse, in restot dins l’spectaque après tout !

Ah, bah, cha, i fallot ch’y attinde ! Voilà l’aute qui débarque affublée d’euch perruque bleu blinc rouche et sin accordéon. Cha n’m’étonnot pon. Mais j’rêv’te ! In même timps, ch’étot un peu vrai, j’te l’rappell’te. Alle est passée par l’chirurgien esthétique, in dirot qu’alle a perdu trinte ins. Ah, bah, nin, j’auros dû m’in douter. I faut bin qu’alle ch’y mette, à l’accordéon. Ch’est Marine in personne, com’ alle n’peut pon compter chu Yvette, alle va sonoriser alle-même ches discours d’cimpagne et arpins’te auchi à ch’arconversion ! Et nous v’là partis dins un pot pourri d’ches pus grinds airs. L’dénicheur, forchémint, alle dot treuver 500 signatures et cha n’est toudis pon gagné. Ca gaze, mais je n’préféros pon pinser quo qu’alle rêvot d’gazer. L’bieau Danube bleu par évidinche, l’effet Autriche à l’extrême drote, cha li a laissé des séquelles. Seul’mint i n’est pu bleu tin Danube, même pon marine ! Quind te n’es pus là, i fallot bin qu’alle ait eune pinsée pour sin père qui a pris ch’artraite. Infin, ch’étot des morcieaux chosis et i n’fallot pon m’attinde à l’suceusse d’Chupa Chup qui pourra toudis ête arpris par Rachida chi alle ch’met à l’accordéon. Quoique, ches bretelles, alle connôt, mais pour sin inflation i faut les inlever. Pis, ch’est sûr’te, chi alle ch’met à un instrumint, alle, cha s’ra ch’pipeau !

Cha allot à deux chints à l’heure mais voilà l’homme in noir’te et blinc qui annonchot déjà ch’dernier numéro. I n’avot pon fait carrière à Las Vegas, ch’dernier artiste in lice, mais i nous annonchot qu’i avot fait l’show quind même à ches Etats-Unis. Un nom d’scène qui in disot long, Dodo la tiête quercheuse. Tout un programme et, avint même d’découvrir qui avot signé ch’arconversion dins che spectaque, i m’étot fachile de d’viner. In allot avoir l’drot à « j’ai la quéquette qui coll’te, j’ai ches bonbons qui fontent des bonds. » Déjà, cha fait rigoler à coup sûr’te mais, dins sin cas, cha dot ête vrai, car i a dû la mette au vert d’pis un chertain timps. Bion, chu l’personnache j’eun m’étos pon trompé, ch’étot bin li, Dominique. Par conte, je n’avos pon prévu qu’i allot arprinde eune canchon d’Patrick Sébastien. Et pourtint, chi in ch’souvient d’sin interview aveuc Claire Chazal, cha apparot com’ eune évidinche. Bah, ouais, in y a eu l’drot : « Et in fait tourner ches rapports. Cha permet d’arprinde che passeport. On file vit’ à l’aéroport, j’adore, j’adore. Paris voilà min corps… »

Bion, j’auros dû t’prévenir qu’ch’est chouvint n’importé quo quind j’pars dins un rêfe ! Quo qu’te veux, j’ai invinté ch’Pôle implo pour politique in mau d’poste. Pis, ch’est com’ l’chômache, in m’annonche des nouvieaux cindidats dins peu. Bion, j’ai cor’ eune place pour faire Shirley et Dino ! Ch’est grafe docteur ? I vaut mieux cha que n’avoir pon toutes ches frites dins l’même cornet ou d’ête eune personne aigrie qui pass’te sin timps à essayer d’détruite par jalousie, cupidité et chertain’mint des péchés capitaux qu’in n’a même pon cor’ invintés. T’inquiètes, j’ai treuvé min indrot pour faire l’fiête et cha s’ra aveuc plein d’amis, dont mes copains humoristes, Steeven et Christopher. J’leu fais auchi des gros bécots, ch’est leu anniversaire. In va bin rigoler et cha n’a pon d’prix ! Toudis i est qu’i est timps que j’te rind’tes t’liberté pour qu’te finiss’tes d’te mette in condition pour faire l’fiête. Bionne fin et à l’année prochaine !

 

 

 

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Par Marie Toutoule - Publié dans : Aventures romancées - Communauté : objectif Nord
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