Partager l'article ! Sin dernier Solo…: Chalut mes gins ! Cha a été un ouiquen cor’ bin compliqué pour eune grinte partie d’el France. J’sais ...
Chalut mes gins ! Cha a été un ouiquen cor’ bin compliqué pour
eune grinte partie d’el France. J’sais qu’in est in pleine périote, mais du blinc, du blinc et cor’ du blinc, ch’est bin dins ches rayons, pon dins ches rues. I y a vraimint qu’dins ch’Nord qu’in
pouvot chirculer chins problème. Eune bionne raison pour rechter au coin d’euch fu, bin trinquille. Eune tiote chéance d’cocooning, cha n’a jamais fait d’mau à perchonne ! Malheureuss’mint,
ch’fin d’ouiquen alle a été indeuillée par eune triss’ nouvielle, l’mort d’euch canteur Mano Solo…
Mano Solo, d’sin vrai nom Emmanuel Cabut, n’est aute que l’fils d’euch déchinateur Cabu et d’Isabelle Monin, l’co-fondatriche d’euch magazine écologique La Gueule Ouverte. A l’âche d’dix-chept ins, i est guitariste dins un groupe punk. Ch’est dins ch’tout début d’ches années quate-vingt dix, après avoir découvert ch’séropositivité en 1986, qu’i comminche eune carrière solo, in passant derrière ch’micro pour canter ches textes. Sin premier album, in 1993, La marmaille nue, ch’vind à pus d’chint mille eximplaires l’première année. In artiendra churtout deux canchons, cor’ dins l’tiête d’tertous, Pas Du Gâteau et Au Creux De Ton Bras. I réchidive deux ins pus tard aveuc un deussième Les Années Sombres, qui va ête rapid’mint disque d’or. Ch’est au cours d’un conchert à ch’Bataclan qui annonch’ra à sin public qu’i avot contracté ch’Sida.
Mano Solo est égal’mint un artiste complet. I déchine et peint. Com’ in dit, ches quiens is n’fontent pon des cats. Ch’est li qui réalise ches pochettes d’ches disques. I in profite auchi pour monter ch’prope mason d’édichion et publie, in 1995, un arcueil d’poèmes Je Suis là et, in 1996, un roman Joseph sous la pluie. Parallèl’mint, ch’même année, i sort un album Frères Misères, aveuc ches anchiens complices, ches Frères Misères. Mais chi ches textes sont gramint pus ingagés, i déroute un peu sin public et n’rinconte pon ch’succès escompté. Cha n’l’impêque pon, dès l’année chuivinte, de l’arconquérir aveuc un nouviel album à ches sonorités et à ches mélodies originales, Je Ne Sais Pas trop, inregistré in live. Un public qu’i avot querre à artreuver ch’pus pochipe.
Ch’est in 2006, après quate autes albums, que Manu Solo déchide de ch’lincher dins l’autoproduc’chion. I n’arnouvielle pon sin contrat aveuc Warner et sort In The Garden, aveuc eune idée toute simpe : Ch’est ches internautes qui vontent l’aider par eune souscripchion destinée à payer ches frais d’promochion d’l’album. Mais sin idée, même chi alle a fait du qu’min d’pis aveuc My Major Compagny, par eximpe, n’est pon bin comprise à l’époque et est très mal arlayée par l’presse. 130.000 euros nécessaires s’ront quind même amortis par seul’mint 2800 souscripteurs et les vintes générées par le CD. Auchi, l’binque alle est rimboursée, mais i v’not, in même timps, d’démontrer que ch’est grâche à sin nom qu’i avot pu échapper à l’catastrophe. Un canteur nin connu aurot bin pus d’difficultés…
Artiste toudis ingagé, i organisse ch’collectif Je Suis Là et comminche à animer eune émichion d’radio, tous ches sam’dis soirs d’ù qu’i donn’te l’parole à des gins qui n’l’ontent pon. I intame alors eune aute émichion Smoke City, su eune aute radio. Un style débridé et partisan auxquels i convie d’autes musichiens à v’nir juer un direct. Alle dur’ra jusqu’in janvier 2009. Année d’ù qu’i sort ch’qui s’ra sin dernier album Rentrer Au Port. D’pis novimbe 2009, après sin conchert à ch’t’Olympia, i étot hospitalisé. Ch’est des suites d’tros anévrismes d’euch rachis cervical, extrêm’mint rar’tes chez un homme d’moins d’soichinte-dix ins, mais provoqué par ch’Sida, qu’i nous quitte ch’dix janvier 2010 à l’âche d’quarinte-chix ins.
Mes gins, in n’pourra pon oublier ches textes d’un canteur ingagé. Ch’voie cassée, mais qu’in pouvot arconnaîte d’intre
toutes. Com’ i a dit min Frédéric Mitterrand : « Ch’mort, i la cantot, i in parlot, alle a fini par l’importer. » J’ai simpl’mint invie d’ajouter, après in laich’ra plache à
l’musique, in hommache, que j’espèr’te que ch’mort alle va réveiller ches jonnes qui ne ch’préoccup’tent pus gramint d’euch Sida. I étot chous tri thérapies d’pis des années, ch’est l’preuf’
qu’l’issue d’euch maladie est fatale. Quoiqu’i in sot ! Cha n’est pon un rhume, ni même eune grippe A, alors in n’oublie pon d’euch protéger. Com’ alle a écrit ch’mère, su sin forum, i
n’viendra pus pour donner ch’forche, sin élan et ch’générosité, mais j’vais ajouter qu’in n’l’oubliera jamais…
Son dernier Solo…
Salut mes gens ! Ca a été un week-end encore bien compliqué pour une grande partie de la France. Je sais que l’on est en pleine période, mais du blanc, du blanc et encore du blanc, c’est bien dans les rayons, pas dans les rues. Il y a vraiment que dans le Nord que l’on pouvait circuler sans problème. Une bonne raison pour rester au coin du feu, bien tranquille. Une petite séance de cocooning, ce n’a jamais fait de mal à personne ! Malheureusement, la fin de week-end a été endeuillée par une triste nouvelle, la mort du chanteur Mano Solo…
Mano Solo, de son vrai nom Emmanuel Cabut, n’est autre que le fils du dessinateur Cabu et d’Isabelle Monin, la co-fondatrice du magazine écologique La Gueule Ouverte. A l’âge de dix-sept ans, il est guitariste dans un groupe punk. C’est dans le tout début des années quatre-vingt dix, après avoir découvert sa séropositivité en 1986, qu’il commence une carrière solo, en passant derrière le micro pour chanter ses textes. Son premier album, en 1993, La marmaille nue, se vend à plus de cent mille exemplaires la première année. On retiendra surtout deux chansons, encore dans la tête de tous, Pas Du Gâteau et Au Creux De Ton Bras. Il récidive deux ans plus tard avec un deuxième Les Années Sombres, qui va être rapidement disque d’or. C’est au cours d’un concert au Bataclan qui annonça à son public qu’il avait contracté le Sida.
Mano Solo est également un artiste complet. Il dessine et peint. Comme on dit, les chiens ne font pas des chats. C’est lui qui réalise les pochettes de ses disques. Il en profite aussi pour monter sa propre maison d’édition et publie, en 1995, un recueil de poèmes Je Suis là et, en 1996, un roman Joseph sous la pluie. Parallèlement, la même année, il sort un album Frères Misères, avec ses anciens complices, les Frères Misères. Mais si les textes sont beaucoup plus engagés, il déroute un peu son public et ne rencontre pas le succès escompté. Cela ne l’empêche pas, dès l’année suivante, de le reconquérir avec un nouvel album aux sonorités et aux mélodies originales, Je Ne Sais Pas trop, enregistré en live. Un public qu’il aimait retrouver le plus possible.
C’est en 2006, après quatre autres albums, que Manu Solo décide de se lancer dans l’autoproduction. Il ne renouvelle pas son contrat avec Warner et sort In The Garden, avec une idée toute simple : Ce sont les internautes qui vont l’aider par une souscription destinée à payer les frais de promotion de l’album. Mais son idée, même si elle a fait du chemin depuis avec My Major Compagny, par exemple, n’est pas bien comprise à l’époque et est très mal relayée par la presse. 130.000 euros nécessaires seront quand même amortis par seulement 2800 souscripteurs et les ventes générées par le CD. Aussi, la banque est remboursée, mais il venait, en même temps, de démontrer que c’est grâce à son nom qu’il avait pu échapper à la catastrophe. Un chanteur non connu aurait bien plus de difficultés…
Artiste toujours engagé, il organise le collectif Je Suis Là et commence à animer une émission de radio, tous les samedis soirs où il donne la parole à des gens qui ne l’ont pas. Il entame alors une autre émission Smoke City, sur une autre radio. Un style débridé et partisan auxquels il convie d’autres musiciens à venir jouer en direct. Elle durera jusqu’en janvier 2009. Année où il sort ce qui sera son dernier album Rentrer Au Port. Depuis novembre 2009, après son concert à l’Olympia, il était hospitalisé. C’est des suites de trois anévrismes du rachis cervical, extrêmement rares chez un homme de moins de soixante-dix ans, mais provoqué par le Sida, qu’il nous quitte le dix janvier 2010 à l’âge de quarante-six ans.
Mes gens, on ne pourra pas oublier les textes d’un chanteur engagé. Sa voie cassée, mais que l’on pouvait reconnaître
d’entre toutes. Comme a dit mon Frédéric Mitterrand : « La mort, il la chantait, il en parlait, elle a fini par l’importer. » J’ai simplement envie d’ajouter, après on laissera
place à la musique, en hommage, que j’espère que sa mort va réveiller les jeunes qui ne se préoccupent plus beaucoup du Sida. Il était sous tri thérapies depuis des années, c’est la preuve que
l’issue de la maladie est fatale. Quoiqu’il en soit ! Ce n’est pas un rhume, ni même une grippe A, alors on n’oublie pas de se protéger. Comme a écrit sa mère, sur son forum, il ne viendra
plus pour donner sa force, son élan et sa générosité, mais je vais ajouter que l’on ne l’oubliera jamais…
Derniers Commentaires