Ch'est ichi qu'in rinte...
Chaque article est en version française et ch'ti ou l'inverse...
Salut mes gens ! Je ne sais pas si c’est le fait d’avoir passé une soirée sur La Péniche en compagnie d’Aymeric Lompret pour son nouveau spectacle ‘Présent’ qui m’a fait chavirer dans un rêve étrange et pénétrant ou si c’est carrément le fait d’avoir rêver de lui. C’est qu’il est plutôt beau gosse ! En même temps, c’est quand même difficile de chavirer sur la Deûle, même si l’on peut finir en nageurs involontaires, on en sait quelque chose. Toujours est-il que je n’aurais pas dû lire les infos avant d’aller coucher, d’autant que je suis tombée sur un article qui titrait : « Une mystérieuse blonde sur le Concordia. » Je te le dis tout de suite, ce n’est pas moi !
Toujours est-il que cela m’a travaillé toute la nuit ou, du moins, ce qu’il en restait. Cela n’empêche pas le dramatique de ces morts, mais voilà une histoire bien étrange et il était temps que j’y mette mon grain de sel, d’autant qu’il s’agit d’eau salée ! Un de plus, un de moins, cela ne changera pas le cours des choses, mais c’est l’occasion de faire un point sur toutes ces bizarreries. Cela a commencé le jour où ce bateau a été baptisé. La bouteille de champagne qui a été projetée dessus ne s’est pas brisée ! Fallait-il y voir déjà le signe d’une malédiction, je n’en sais rien, d’autant que l’on sait qu’il s’agit d’une erreur humaine. Pour moi, c’est une malédiction chaque fois que l’on gaspille une bouteille de champ au lieu de la boire et j’y vois surtout une vengeance de la part de ce breuvage divin. Enfin, comme il s’agissait d’une bouteille rebelle, est-ce que cela n’a pas fêlé quelque chose et au bout de quelques années créé un point de fragilité ?
Ensuite, on apprend que, parmi les rescapés, il y a Valentina Capuano, 30 ans, qui a la particularité d’être la petite-fille de la sœur d’un passager du Titanic. Il est mort lors du naufrage, la nuit du 14 avril 1912. Bizarrerie, certes, mais elle a plus de chance que son grand-oncle, la malédiction de la famille est rompue. Elle va pouvoir enlever sa bouée canard la prochaine fois qu’elle va à la mer ! Son fiancé, son frère et sa belle-sœur sont sauvés aussi. Elle pourra reprendre une chanson de Claude François légèrement adaptée pour la circonstance : « Si j’avais un canot, je ramerais le jour. Je ramerais la nuit, j’y mettrais tout mon cœur. Je ramerais en rythme, évit’rais les récif…eeees et j’y mettrais mon frère, mon cop’s et aussi ma belle-sœur. Oh, oh, ce serait le bonheur… » Ah, je ne sais pour si ça fera un tube comme celui qui passait au moment de la rencontre avec le récif car, là-aussi, c’est une bizarrerie. Comme musique d’ambiance on entendait dans les eaux parleurs. Oops, pardon, ils étaient encore des haut-parleurs.
C’était la voix de Céline Dion qui chantait « My heart will goes on ». Et voilà, ça fait deux fois que cette chanson fait couler un navire ! Qu’on arrête ! Qu’on lui coupe le caquet à la cousine québécoise ! Qu’on la supprime de toutes les play-lists dans tous les navires de croisière et autres. Même les sous-marins ! Ce n’est pas parce qu’ils sont déjà coulés, imagine qu’il y ait un marin qui se prend pour Kate Winslet, qui ouvre l’écoutille de la fosse de veille qu’on appelle la baignoire ? My heart will glouglou, ouais ! Qu’on pense à quelque chose de plus joyeux ! Tiens, pourquoi l’on ne remplacerait pas ça par Eric Moréna : « Oh mon Bateau ! » Pourtant, tout ceci, c’est peut-être tenté le diable, mais on apprend que ce commandant voulait faire plaisir à un passager en s’approchant des côtes pour qu’il puisse les admirer. Bon, il faut croire qu’il n’avait pas une longue-vue à bord, c’est bien dommage. Tu as vu tout ce bazar tout ça pour un problème d’optique de mille ! Bah, oui, 1852 mètres qui font toute la différence ! En tout cas, on vient d’inventer une nouvelle pathologie des yeux, on sait à présent qu’il y a des presbytes d’amarrage !
Toujours est-il qu’il s’agirait plutôt d’un problème de vue basse, juste en dessous de la ceinture de flottaison, là où certains pourraient dire que ça sent la moule, si l’on en croit ce nouvel opus qui s’appelle Domnica Cemortan, une moldave blonde de 25 ans. Elle aurait passé les dernières minutes avant le grand big bang en tête-à-tête, dans un petit salon, avec le commandant Francesco Schettino. Elle travaille depuis cinq ans pour la compagnie, mais elle était en vacances. Elle n’était donc qu’une demoiselle de compagnie, ce soir-là. Comme il pourra désormais le dire, Francesco, passer une soirée avec Domnica Cemortan, c’est mortel ! Oui, humour noir comme ce qu’il a dans les cuves. Bref. Le problème est qu’elle n’était pas sur la liste des passagers. Clandestine ? Ah, j’imagine que si le commandant voulait garder cette relation secrète, on peut dire que c’est tombé à l’eau ! Ici aussi, cela reste un mystère car la compagnie nie le fait qu’elle n’était pas inscrite sur la liste, et pourtant. A l’encre sympathique, peut-être ! Je ne voudrais pas faire ma mauvaise langue, mais perdre de l’encre pour un navire…
Alors, elle travaillait en sous-marin ? Avoue que su un bateau, c’est particulier, on comprend pourquoi il a pris l’eau ! Elle était peut-être vendue à la concurrence pour savoir comment ça se fait que les gens ont du mal à reprendre une vie normale après une croisière Costa ! A présent, c’est vrai qu’on a la réponse. Ah, j’imagine bien la scène. Un dîner aux chandelles, une douce musique dans les haut-parleurs. Euh, non, pas Céline, je viens de la virer plus haut. Tiens, un vieux tube français : « Laisse les gondoles à Venise… » Oui, d’accord, la gondole était particulièrement grande et le gondolier avait certainement une autre idée pour utiliser sa gaule ! Toujours est-il qu’il faudra que je leur dise que, s’ils ont mis un best of de Sheila, ils pensent à sauter la plage quand elle dit : « Ne fais pas sur un coup de tête, quand le vent se lève, tanguer le bateau. » Un désaccord entre deux amants peut être si vite arrivé !
Bon sang ! Il va falloir sérieusement travailler à cette play-list, surtout si l’on doit refaire la croisière des ch’tis. Imagine un peu le bazar : « Quand la mer monte, j’ai honte, j’ai honte. Quand elle descend, je l’attends. » Je l’attends, je l’attends, je m’échoue sur un récif, ouais ! » Y’a plus assez d’flotte ! Remarque, toute la différence réside là, tu as pied pour rentrer au port, pas de noyés ! Bon, il y a encore un autre mystère, contrairement à ce que tous les passagers ont déclaré, elle a dit que Francesco a eu une conduite héroïque. Il doit avoir eu un trou de mémoire bref et fatal alors dans sa conduite ! Toutefois, elle persiste ! Elle dit qu’elle était bien avec lui, mais quand ils ont touché cet îlot des Scole, il l’aurait aussitôt emmenée dans la salle de commande interdite aux passagers non-habilités. Il lui aurait alors demandé de traduire en russe toutes les consignes de sécurité. Elle va même jusqu’à dire que Francesco a sauvé la vie de 3000 passagers grâce à son sang froid. Un scénario bien différent de ce que racontent les rescapés. Ah, bah, si tu ne parlais pas le russe, il ne te restait plus qu’à te noyer dans la vodka d’urgence pour fuire la réalité !
Elle s’est donnée le beau rôle dans son pays où on la surnomme déjà « L’héroïne du Concordia. » Tu parles, toi, Concordia alors que rien ne concorde ! Domnica est une nouvelle sorte de sirène à laquelle ce commandant n’a pas su résister, semble-t-il ! En même temps, il n’est pas Ulysse mais lui, il avait de l’hélice pour envoyer « arrière toute » s’il n’avait pas été occupé à jouer les homards sur canapé avec une crevette moldave ! Toujours est-il que l’on a du mal à suivre toutes ces contradictions. Pour nous, c’est la brasse coulée ! Sur ce, je te dis à bientôt !
I étot occupé !
Chalut mes gins ! J’eun sais pon chi ch’est l’fait d’avoir passé eune soirée chu La Péniche in compagnie d’Aymeric Lompret pour sin nouvieau spectaque ‘Présent’ qui m’a fait chavirer dins un rêfe étrinche et pénétrint ou chi ch’est carrémint l’fait d’avoir rêver d’li. Ch’est qu’i est plutôt bieau gosse ! In même timps, ch’est quind même diffichile d’chavirer chu ch’te Deûle, même chi in peut finir in nageux involontaires, in in sait qué cosse. Toudis i est qu’je n’auros pon dû lir’te ches infos avint d’aller couquer, d’autint que j’sus quée chu un artique qui titrot : « Eune mystérieusse blonte chu ch’te Concordia. » J’te l’dis tout d’chuite, ch’est pon mi !
Toudis i est qu’cha m’a travallé toute l’nuit ou, du moins, ch’qu’i in restot. Cha n’impêque pon l’dramatique d’ches morts, mais voilà eune histoire bin étrinche et i étot timps qu’j’y mette min grain d’sel, d’autint qu’i s’agit d’ieau salée ! Un d’pus, un d’moins, cha n’cangera pon l’cours d’ches cosses, mais ch’est l’occasion d’faire un point chu toutes ches bizarreries. Cha a comminché l’jour d’ù qu’ch’batieau i a été baptisé. L’boutelle d’champagne qui a été projetée d’chus alle n’ch’est pon brisée ! Fallot-i y vir déjà l’signe d’eune malédiction, j’n’in sais rin, d’autint qu’in sait qu’i s’agit d’eune erreur humaine. Pour mi, ch’est eune malédiction chaque fos qu’in gaspill’te eune boutelle d’champ au lieu d’la boir’te et j’y vos churtout eune vingeince d’eul part d’euch breuvache divin. Infin, com’ i s’agissot d’eune boutelle rebelle, est-che que cha n’a pon fêlé qué cosse et au biout d’quéques années créé un point d’fragilité ?
Inchuite, in apprind que, parmi ches rescapés, i y a Valentina Capuano, 30 ins, qui a l’particularité d’ête l’tiote-file d’eul sœur d’un passager d’euch Titanic. I est mort lors du naufrache, l’nuit d’euch 14 avril 1912. Bizarrerie, chertes, mais alle a pus d’canche qu’sin grind-oncle, l’malédiction d’eul famile alle est rompue. Alle va pouvoir inlever ch’bouée canard l’prochaine fos qu’alle va à l’mer ! Sin fiancé, sin frère et ch’bielle-sœur is sontent sauvés auchi. Alle pourra arprinde eune canchon d’Claude François légèremint adaptée pour l’circonstinche : « Chi j’avos un canot, je rameros tout l’jour. Je rameros ch’te nuit, j’y mettros tout min cœur. Je rameros in rythme, évit’ros les récif…eeees et j’y mettros min frère, min cop’s et auchi ma bielle-sœur. Oh, oh, cha serot le bionheur… » Ah, j’eun sais pour chi cha f’ra un tube com’ ch’ti qui passot au momint d’eul rinconte aveuc ch’te récif car, lal-auchi, ch’est eune bizarrerie. Com’ musique d’imbianche in intindot dins ches eaux parleurs. Oops, pardon, is étotent cor’ des haut-parleurs.
Ch’étot l’vox d’Céline Dion qui cantot « My heart will goes on ». Et voilà, cha fait deux fos qu’ch’te canchon alle fait couler un navire ! Qu’in arrête ! Qu’in li coupe l’caquet à l’cousine québécoisse ! Qu’in la supprime d’toutes ches play-lists dins tous ches navires d’crosière et autes. Même ches sous-marins ! Cha n’est pon pach’qu’is sontent déjà coulés, imagine qu’i y ait un marin qui ch’prind pour Kate Winslet, qui ouvr’te l’écoutile d’eul fosse d’veille qu’in appell’te l’baignoire ? My heart will glouglou, ouais ! Qu’in pense à qué cosse d’pus joïeux ! Tiens, pourquo qu’in n’rimplach’rot pon cha par Eric Moréna : « Oh mon Bateau ! » Pourtint, tout cha, ch’est peut-ête tinté l’diape, mais in apprind qu’euch commindint i voulot faire plaiji à un passager in ch’approchint des côtes pour qu’i puisse les admirer. Bion, i faut croir’te qu’i n’avot pon eune longue-vue à bord, ch’est bin dommache. T’as vu tout ch’bazar tout cha pour un problème d’optique de mille ! Bah, ouais, 1852 mètes qui fontent toute l’différinche ! In tout cas, in vient d’invinter eune nouvielle pathologie d’ches zis, in sait asteur qu’i y a des presbytes d’amarrache !
Toudis i est qu’i s’agirot plutôt d’un problème d’vue basse, juss’ ind’chus d’eul ceinture d’flottaison, lal d’ù qu’chertains pourrotent dir’te qu’cha sint l’moule, chi in in crot ch’te nouviel opus qui ch’appell’te Domnica Cemortan, eune moldave blonte d’25 ins. Alle aurot passé ches dernières minutes avint ch’grind big bang in tiête-à-tiête, dins un tiot salon, aveuc ch’commindint Francesco Schettino. Alle travalle d’pis chinq ins pour l’compagnie, mais alle étot in vacinches. Alle n’étot donc qu’eune d’moiselle d’compagnie, ch’soir-lal. Com’ i pourra désormais l’dir’te, Francesco, passer eune soirée aveuc Domnica Cemortan, ch’est mortel ! Ouais, humour noir’te com’ ch’qu’i a dins ches cuves. Bref. Ch’problème i est qu’alle n’étot pon chu l’liste d’ches passagers. Clindestine ? Ah, j’imagine qu’chi ch’commindint i voulot garder ch’t’arlation secrète, in peut dir’te qu’ch’est quét à l’ieau ! Ichi auchi, cha ress’ un mystère car l’compagnie nie l’fait qu’alle n’étot pon inscrite chu l’liste, et pourtint. A l’incre sympathique, peut-ête ! Infin, j’eun voudros pon faire l’mauviaisse lingue, mais perde d’l’incre pour un navire…
Alors, alle travaillot in sous-marin ? Avoue qu’chu un batieau, ch’est particulier, in comprind pourquo i a pris l’ieau ! Alle étot peut-ête vindue à l’concurrinche pour savoir commint qu’cha ch’fait qu’ches gins is ontent du mau à arprinde eune vie normale après eune crosière Costa ! Asteur, ch’est vrai qu’in a l’réponche. Ah, j’imagine bin l’scène. Un dîner aux candelles, eune douce musique dins ches haut-parleurs. Euh, nin, pon Céline, j’viens d’la virer pus haut. Tiens, un vieux tube français : « Laiss’te ches gondoles à Venise… » Ouais, d’accord, l’gondole alle étot particulièr’mint grinte et ch’gondolier i avot chertain’mint eune aute idée pour utiliser ch’gaule ! Toudis i est qu’i faudra que j’leu dis’te que, ch’is ontent mis un best of d’Sheila, is pins’tent à sauter l’plache quind alle dit : « Ne fais pon chu un coup de tiête, quind ch’te vint che lèfe, tanguer che batieau. » Un désaccord intre deux amants i peut ête chi vit’ arrivé !
Vingt dius ! I va falloir sérieuss’mint travaller à ch’te play-list, churtout chi in dot arfaire l’crosière d’ches ch’tis. Imagine un peu ch’bazar : « Quind la mer monte, j’ai honte, j’ai honte. Quind alle déchind, je l’attends. » Je l’attends, je l’attends, je m’échoue chu un récif, ouais ! » Y’a pus assez d’flotte ! Armarque, toute l’différinche alle résid’te lal, t’as pid pour rinter au port, pon d’noïés ! Bion, i y a cor’ un aute mystère, contrair’mint à ch’que tous ches passagers is ontent déclaré, alle a dit qu’Francesco i a eu eune conduite héroïque. I dot avoir eu un trou d’mémoire bref et fatal alors dins ch’conduite ! Toutefos, alle persiste ! Alle dit qu’alle étot bin aveuc li, mais quind is ontent touché ch’t’îlot des Scole, i l’aurot auchitôt immenée dins l’salle d’comminde interdite à ches passagers nin habilités. I li aurot alors d’mindé d’traduir’te in russe toutes ches consignes d’sécurité. Alle va même jusqu’à dir’te qu’Francesco i a sauvé l’vie d’3000 passagers grâche à sin sing frod. Un scénario bin différint d’euch que racontent ches rescapés. Ah, bah, chi te n’parlos pon l’russe, i n’te restot pus qu’à t’noïer dins l’vodka d’urginche pour fuir’te l’réalité !
Alle ch’est donnée ch’bieau rôle dins sin pays d’ù qu’in la surnomm’te déjà « L’héroïne du Concordia. » Te parl’tes, ti, Concordia alors qu’rin i n’concorde ! Domnica alle est eune nouvielle sorte d’sirène à laquelle ch’commindint i n’a pon su résister, i simbe ! In même timps, i n’est pon Ulysse mais li, i avot d’l’hélice pour invoyer « arrière toute » ch’i n’avot pon été occupé à jouer ches homards chu canapé aveuc eune crevette moldave ! Toudis i est qu’in a du mau à suifre toutes ches contradictions. Pour nous, ch’est l’brasse coulée ! Chu che, j’te dis à bétôt !
Eune question, eune suggestion,
contact professionnel
vlà min maiye :
hein@marietoutoule.com